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Cherrad n'a rien laché
Nice-Matin, le 09/10/2002 à 15h54

Son but contre Bastia, le premier de sa jeune carrière en ligue 1, illustre la progression d'un véritable talent formé au club et qui a dû contenir un tempérament parfois trop impulsif

A 21 ans, comme Malek Cherrad, on a encore cette faculté rêvée d'avoir le temps pour soi. Talent naturel, tempérament rebelle mais assagi, Cherrad a marqué contre Bastia le premier but de sa jeune carrière en Ligue 1.

Pour Cédric Varrault, autre "minot" formé au club, cela s'était passé à Lille. Pour Malek, à la maison. « C'est vrai, je n'oublierai jamais ce match », dit celui qui a ouvert la voie au sixième succès du Gym, après un premier « pion » du gauche refusé. « Mais il ne faut pas s'enflammer. Ce n'est pas un but, même en Ligue 1, qui va me transformer » Une vérité.

Son évolution a déjà connu un virage important. En cours de saison dernière, la remarque de Salvioni « Cherrad n'est plus le même, désormais, il raisonne positif », n'était pas passée inaperçue, de la bouche d'un entraîneur dont les relations avec l'attaquant furent long-temps orageuses.

« Techniquement, tactiquement, j'ai beaucoup appris auprès de Salvioni » dit aujour-d'hui Cherrad. « Je me suis parfois emporté en râlant, je ne comprenais pas quand je jouais pas confesse le numéro 7 Je regrette certaines choses. L'important, c'est de ne pas renouveler ses erreurs. Mais aussi de s'accrocher. Plus jeune, j'étais d'un naturel nonchalant. Là, Je n'ai jamais voulu laisser tomber. En début de saison, tout le monde ne pensait pas forcément que Cherrad aurait sa chance en Ligue 1. Moi, j'ai tout fait pour y croire, en me jurant de continuer à donner le maximum à l'entraînement, avec la CFA le dimanche, et aussi d'être patient, d'attendre le bon moment. Quand tu t'entraînes avec des attaquants de la trempe de Diawera et Meslin, tu as beau être remplaçant, tu apprends tous les jours »

Pas facile d'être un bizuth
Sa chance est donc arrivée. Et presque plus tôt que prévu. 17e minute de Nice-Bastia... La bles-sure de Poussin, la décision de Gernot Rohr. « Bernard (Ginès, le préparateur physique) s'est approché, il m'a dit: tu vas ren-trer de suite. A peine le temps de chausser les vissés, d'enfiler le maillot, j'étais sur le terrain »

« Je n'étais pas échauffé, sourit Malek. Avec le rythme, l'émotion, au bout de 3-4 minutes, je me suis senti complètement essoufflé. Un instant, je me suis dit, c'est pas possible, je ne vais pas finir le match! Et puis, tout est rentré dans l'ordre, je me suis mis au diapason ».

Remarqué en Isère par André Donati, à l'âge de 15 ans, à l'issue d'un Grenoble-Nice gagné les Aiglons aux tirs au but (« J’avais raté le mien, sinon, il ne m’aurait jamais pris », ironise Malek), l’attaquant s’est souvenu des mots de Roger Ricort, à l’époque du Centre de formation… « Devant ton public, que tu sois bon ou pas bon, l'essentiel, c'est que tu donnes tout ».

A un moment, pour une passe pas tout à fait ajustée, quelques sifflets sont descendus des tribunes. Pas facile d'être un bizuth... « Kaba (Diawara) s'est approché, il m'a glissé à l'oreille : t'en fais pas, ça va marcher. Ça m'a regonflé ".

Diawara, c'est celui qui a pris Cherrad sous son aile. « Dès son arrivée au club, il a tout de suite été sympa avec moi. Avec d'autres, il me chambre, il me recadre, c'est bien », évoque Malek. L'autre bon copain, c'est Yoann Bigné, alias "Bibi"

A l'issue du premier entraîne-ment du Breton à l'OGCN, Malek lui avait laissé sa placé dans le vestiaire. Depuis, on ne compte plus les repas partagés avec les Bigné en compagnie d'Elodie, sa compagne.

Samedi au Ray, il y a donc eu cette 76é minute... « J'aime bien me poster au second poteau, essayer de sentir où le ballon peut arriver. Avec Eric (Roy) balle au pied, le centre ne pouvait être que parfait », glisse Malek. La suite est illustrée par notre photo. « Une joie fantastique. Et puis, je me suis retrou-vé le nez dans le gazon, les coéquipiers sur moi. Aie! Là, je me suis souvenu que je m'étais cassé le nez, il y a quinze jours avec la CFA, contre Ajaccio ».

Il rit de bon cœur, Cherrad, lui qui connaît si bien l'anonymat (des buts inscrits avec la réserve. Il note, plus grave: « Remplaçant, quand tu rentres pour un match entier ou presque, il vaut mieux ne pas se rater ».

Sous le maillot algérien ?
Il dédie son but à sa maman, Baidja, dont c'était l'anniversaire, il y a quelques jours. Espère porter bientôt le maillot de l'Algérie, pourquoi pas pour la CAN 2003, déjà appelé pour un ras-semblement.

Il ajoute: « Ça m'a fait plaisir de voir Scotto offrir le deuxième but à Kaba. Contre Bastia, le banc était aussi à l'affiche ».

Malek Cherrad, désormais ? « Il va continuer à travailler, pour être fin prêt si une nouvelle occasion se présente ».

Bosser encore, ciseler ce « bijou à l'état brut », selon l'expression de Rohr. Et gommer les imperfections, comme ce jeu de tête qu'il juge défaillant, un paradoxe quand on mesure 1,86 m et que l'on est natif de La Tronche...

François PATURLE.
Mercredi 09 octobre 2002
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