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OGCN : la belle histoire
Nice-Matin, le 19/08/2002 à 08h17

Vainqueurs (3-0) avec la manière à Lille, les Niçois, troisièmes du championnat,savourent leur bonheur tout en gardant la tête froide. L'envie fait la différence

Il est un peu plus d'une heure du matin. Dans une petite salle du Novotel de Lille-Lesquin, José Cobos se fait masser. Assis sur une table, ''Poussin'' Meslin attend son tour. Mains fermes et phrases mœlleuses, Christian Gal pétrit des corps à la chaine sans entendre la moindre plainte. La victoire, il est vrai, apaise tous les maux.

La nuit est belle. Douce. Elle sera courte, mais personne ne s'en soucie.

La musique d'un mariage monte jusqu'à l'étage où les Niçois poursuivent leur lune de miel. Ce soir encore, ils ont gagné. En équipe. Trouvant la solution à chacun des problèmes. Un peu comme ces couples qui traversent les tempêtes main dans la main pour une histoire de cœur.

Les pieds sur terre
Les muscles apaisés, Cobos cède sa place à Meslin. Mais le capitaine niçois ne file pas pour autant jusqu'à sa chambre. Il s'attarde. Pour papoter. Pour faire durer le plaisir.

Le dos meurtri par un coup de pied de Delpierre, défenseur du LOSC ne donnant pas vraiment dans la dentelle, Meslin souffre en souriant.

« On est troisième. C'est quand le tirage de la Ligue des Champions ? », se gondole l'attaquant au sens de l'humour aussi aiguisé que celui du but.

Ici, on ne refait pas le match. Pourquoi retoucher un scénario rêvé... Un succès (3-0) à Lille est une belle histoire, pas un sujet de dissertation. Alors, on préfère savourer cette tranche de bonheur. Ensemble. Parce que c'est si bon de partager.

Il n'y a pas d'excès dans les discours. Pas d'euphorie dans les comportements. Pas de cri dans les couloirs. Mais tant d'éclat dans les regards.

« Le groupe ne s'enflammera pas. Tout le monde est conscient que bien des matchs seront plus épineux que celui-là... Croire le championnat plus facile que prévu serait une terrible erreur. La route sera longue, délicate, piégeuse. Voilà pourquoi, il nous faut rester sur terre et préserver l'état d'esprit qui nous anime aujourd'hui », avance Eric Roy, prince de l'analyse ciblée et lucide.

Les autres sont tous de cet avis. Tel José Cobos. « Ce groupe a des valeurs. Après une victoire (4-0) à domicile, une équipe sans âme ni vertu se serait relâchée. Elle n'aurait pas remporté le match suivant à l'extérieur. Ce n'est pas le cas de cet OGCN-là », affirme celui qui, à force de mettre des coups de tête victorieux, pointe son nez dans le classement des buteurs... Lui, le défenseur. Un comble. Un signe. Au choix.

Cœur et tactique hardie
Pas un vainqueur n'en rajoutera. Pourtant, c'est bel et bien ce que les spécialistes du tennis appellent une ''perf'' que viennent de signer les Azuréens sur le pré de Grimonprez-Jooris.

« On a réussi ce que l'on voulait faire. De la rigueur dans le placement et le replacement. De l'audace lorsque le ballon nous appartenait. Bref, on a trouvé le bon équilibre », se réjouit Gernot Rohr dont le bloc-équipe n'aura jamais été pris en défaut.

Un régal pour un coach que de voir son schéma (3-5-2) vivre et batifoler sous ses yeux sans la moindre rature.

Explications d'Eric Roy : « Bien en place, nous étions difficiles à manœuvrer. Nous avons joué avec simplicité. Sans tenter des choses qui ne sont pas dans nos cordes. Le danger avec trois milieux récupérateurs (Pitau-Everson-Roy) et deux joueurs de couloir (Bigné, Varrault) contraints de défendre est d'isoler les attaquants. Mais Kaba et ''Poussin'' ont parfaitement utilisé le ballon et le milieu a bien couvert les espaces ».

Disciplinés, cohérents, les Aiglons étaient habités par le désir de jouer. « Nous n'avons jamais balancé », précisera José Cobos ennemi du pousse-ballon ou du dégagement dans les nuages.

De la vie, de l'envie
Enfin, par trois fois, ils se montrèrent efficaces et réalistes. Trois buts pour un onze qui aura su se mettre en quatre.

« Depuis l'ouverture du championnat, nous avons toujours marqué sur coups de pied arrêtés. C'est une bonne chose pour débloquer les situations », remarque Gernot Rohr qui regarde les derniers sept buts inscrits face Strasbourg et Lille avec sagesse. « Je n'oublie pas qu'avant l'ouverture du score, Manchev trouva la transversale de Damien. A quoi tient un match... ».

Parfois, cela tient à la volonté. Elle était niçoise.

« Pas mal d'équipes nous sont supérieures. Mais il n'y en a pas beaucoup qui auront autant d'envie que nous... », jure Eric Roy.

On le croit sur parole.

Bien sur, en perdant Cygan, Ecker, Cheyrou et Bakari, le LOSC a égaré une grande partie de son jeu et de ses forces. Mais mettre un bémol au bonheur niçois serait une fausse note grave.

Si les vertus collectives de ce Gym tonique sont à louanger, chaque individualité mérite la mention.

Grégorini pour son sans-faute. Cobos pour son placement, son jeu de tête et son influence sur l'ensemble. Abardonado et Pamarot pour avoir nettoyé leur zone avec autorité. Bigné pour son but plein de flair ainsi que pour son travail sur le côté droit. Varrault pour son match plein dans un couloir gauche où il fut rayonnant. Pitau, Roy et Everson pour leur complémentarité et leur intelligence de jeu. Enfin, Diawara et Meslin pour avoir fait planer une menace constante dans la maison lilloise.

« C'est un rêve », dira Cédric Varrault qui, après avoir traversé 45 matchs de D2 sans claquer un pion, marque pour sa troisième apparition dans l'élite.

Un rêve après des semaines cauchemardesques. La preuve que les dieux du foot ont aussi un cœur, une sensibilité...

Samedi, c'est Montpellier qui sera au Ray.

La semaine va être longue...

Philippe CAMPS.
Lundi 19 Aout 2002
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28e journee de Ligue 1
sam. 07/03/2020 à 20h


Nice - Monaco : 2-1

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Saison terminée, rendez-vous pour la saison 2020/2021



Pts J V N D Diff
 4.    Lille 49 28 15 4 9 +8
 5.    Reims 41 28 10 11 7 +5
 6.    Nice 41 28 11 8 9 +3
 7.    Lyon 40 28 11 7 10 +15
 8.    Montpellier 40 28 11 7 10 +1



   25e  sam. 15/02 (20h) Toulouse - Nice : 0 - 2
   26e  ven. 21/02 (19h) Nice - Brest : 2 - 2
   27e  dim. 01/03 (17h) Bordeaux - Nice : 1 - 1
   28e  sam. 07/03 (20h) Nice - Monaco : 2 - 1
   29e  dim. 15/03 (21h) PSG - Nice
   30e  sam. 21/03 (20h) Nice - Montpellier
   31e  dim. 05/04 (17h) Dijon - Nice



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