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Presse :

Bigné tient les chocs !
Nice-Matin, le 24/01/2003 à 10h15

Auteur d'une saison en tous points remarquable, le milieu niçois revient sur son poteau « parisien » et évoque le court déplacement à Marseille mardi

Yoann Bigné s'en veut. La nuit n'a pas adouci sa colère. Elle n'a pas effacé ses regrets. Il faut dire qu'elle fut presque blanche tant il bouillonnait d'idées noires.

L'homme a le sens des responsabilités. Alors, il culpabilise. Il irait même jusqu'à s'accuser de tous les maux là où personne ne le pointe du doigt.

Le regard cerné par la contrariété, il peste, rage. « J'aurais pu changer le match », grogne-t-il en repensant à cette frappe qui, à la 32e, vint s'écraser sur le poteau gauche d'un Letizi archi-battu.

Ce fut, sans conteste, la plus belle occasion de ce Nice-PSG sans vainqueur.

En rentrant chez lui, il a voulu voir les images fortes d'un 0 à 0 au gout d'amertume. Il s'est même acharné sur sa télécommande : « Je me suis repassé une action en boucle. Devinez laquelle... Sur le coup, lorsque Potillon me remet le ballon dans la course, je vois but. Je ne me pose pas de question. J'ouvre bien mon pied. On connait la suite.

« Peut-être aurais-je du assurer à ras de terre ? Mais je dois marquer ! J'ai manqué de réalisme. Dans le vestiaire, vis-à-vis de mes coéquipiers, j'étais gêné d'avoir raté une telle opportunité ».

Personne ne lui soufflera le moindre reproche.

Fluidité, solidité et défi physique
Lorsqu'il dissèque ce résultat nul, il coupe la soirée en deux. « On a fait une grosse première mi-temps. Avec un peu d'efficacité, on peut mener deux ou trois à zéro... Par la suite, les Parisiens se sont bien regroupés nous privant d'espace et de ballons. De notre côté, peut-être y avait-il aussi un peu moins de jus et de lucidité. »

Dans la colonne des points positifs, il souligne la fluidité du jeu, la bonne circulation du ballon et note le fait que Nice n'a toujours pas pris de but au Ray depuis le 24 aout. « On continue à être solide derrière. C'est bon signe. »

Il pourrait ajouter que le Gym a remporté, aux points, le défi physique proposé par les hommes de Luis Fernandez. « C'est vrai, on était bien. Dans l'esprit, dans l'envie, dans l'agressivité. Pourtant, le PSG est une équipe de combat. Mais personne n'a reculé. »

Il est aussi dans ce cas. Pourtant, il se trouvait dans le couloir de « Gaby » Heinze qui n'est pas un tendre. Il ne se sera jamais échappé remportant même plus d'un duel musclé. Pas besoin d'être taillé comme « Rambo » pour guerroyer sur un pré...

Marseille, le Vélodrome, et Chris Waddle
A l'heure des analyses de sang froid, il lâche une phrase qui en dit long sur les ambitions communes : « On ne peut pas se satisfaire d'un 0-0 à la maison ».

Pas vraiment la pensée d'un joueur et d'un groupe ne ciblant que le maintien. « Atteindre les 42 points est jouable... Après on verra bien, la route est encore longue. Ce championnat est serré. Celui qui perd deux fois d'affilée dégringole vite en milieu de tableau », explique-t-il, histoire de prouver que le Gym a perdu la place de leader mais pas la tête...

Du haut de son 1,65 mètre, il ne veut pas voir trop loin. Aujourd'hui, son regard se porte sur Marseille. Son équipe, son stade, son public. « Franchement, c'est une belle formation qu'on prend plaisir à voir jouer. C'est costaud derrière, remuant devant. Tactiquement bien en place. Perrin a fait du bon boulot », dit celui qui a évolué à Rennes aux côtés de Cyril Chapuis. « Attention à lui. C'est un poison ! », prévient-il.

Il s'arrête aussi sur un premier quart d'heure à haute température. « Il faudra bien le gérer. L'ambiance, la pression. A nous de tenir le choc avant de tenter de les faire douter. Parce que notre objectif est de ramener quelque chose du Vélodrome... »

Lui a déjà vécu ça. En cinq matchs au « Vel » avec Rennes, son bilan est plutôt positif. « Deux victoires, un nul, une défaite. L'air marseillais semble me réussir », sourit le malicieux qui n'a pas oublié les passements de jambes d'un certain Chris Waddle. Un surdoué qui a enchanté son enfance. « Lui, c'était une star. La star. »

Huile d'olive, beurre demi-sel et socca
Homme de couloir - comme Waddle - « Bibi » traverse une saison qui aura relancé sa carrière et ses aspirations.

« Je me dépense beaucoup sur cette aile droite où faire la navette n'est pas pour me déplaire. Je ne calcule pas. Mais le souci de bien défendre ne me quitte jamais », glisse ce polyvalent que Gérard Houillier aurait bien emmené avec lui à l'époque de son arrivée à Liverpool.

Maintenant, il est à Nice. Et il y est bien. Prêté par le Stade Rennais, il ne s'imagine pas regagner la Bretagne l'été prochain.

« Il me restera encore un an de contrat. Les dirigeants rennais vont surement vouloir me transférer. Dans quelques semaines, la balle sera dans leur camp... », dit celui qui préfère l'avoir au bout du soulier.

En attendant, il mouille un maillot rouge et noir qu'il porte sur son cœur.

Au fil du temps, Yoann et sa fiancée Sandra sont devenus de vrais sudistes.

La preuve : ils se sont même mis à l'huile d'olive.

« Il faut dire qu'elle est bien meilleure ici qu'en Bretagne... », souligne l'amateur de beurre demi-sel.

Sans chichi, Bigné a conquis Nice et son peuple de passionnés.

Tout juste peut-on lui faire un petit reproche... Non pas sa frappe sur le poteau de Letizi ! Mais bien le fait qu'il n'ait pas encore gouté à la socca.

Cette autre « galette » meilleure que toutes les crêpes de Bretagne !

« Je vais réparer cet oubli », certifie l'homme au visage pale.

On peut le croire sur parole. Il tient toujours ses promesses.

Philippe CAMPS.
Vendredi 24 Janvier 2003
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16e journee de Ligue 1
mer. 04/12/2019 à 19h


St-Etienne - Nice : 4-1

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sam. 07/12/2019 à 20h



Pts J V N D Diff
 12.    Brest 21 16 5 6 5 +2
 13.    Monaco 21 15 6 3 6 -2
 14.    Nice 20 16 6 2 8 -5
 15.    Strasbourg 18 16 5 3 8 -5
 16.    Dijon 16 16 4 4 8 -7



   13e  ven. 08/11 (20h45) Nice - Bordeaux : 1 - 1
   14e  sam. 23/11 (17h30) Lyon - Nice : 2 - 1
   15e  sam. 30/11 (20h) Nice - Angers : 3 - 1
   16e  mer. 04/12 (19h) St-Etienne - Nice : 4 - 1
   17e  sam. 07/12 (20h) Nice - Metz
   18e  sam. 14/12 (20h) Brest - Nice
   19e  sam. 21/12 (20h) Nice - Toulouse