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Presse :

Des zones d'ombre...
Nice-Matin, le 04/08/2002 à 08h16

Le Havrais est un briseur de coeur. Un casseur de rêve. Hier soir, il se moquait bien de la fête de l'OGCN qui retrouvait l'élite après cinq années d'attente.

Alors, le HAC s'est imposé au Ray. Sans pitié. Sans se soucier des tracas d'une équipe niçoise qui courent après le temps perdu.

Les « rouge et noir » ont du pain sur la planche. Encore faudrait-il qu'ils ne se coupent pas, tout seuls, avec le couteau... Car les deux buts normands étaient évitables !

Deux fautes de défense. Un secteur sur lequel il est impératif de se pencher... Mais d'autres zones d'ombre ont terni la soirée. Comme cette première période sans audace ni pétillant. Aujourd'hui, Nice a des excuses. Mais les points lâchés ne se récupèrent plus.

Les organisations de départs ? Après avoir longtemps cogité dans son laboratoire à tactiques, Gernot Rohr sortait une formule nouvelle. Un 3-2-2-1-2 destiné à stabiliser sa défense autant qu'à destabiliser l'ennemi.

Devant Grégorini, un trident Abardonado, Pamarot, Varrault avait pour mission de bloquer les flèches havraises (Sinama Pongolle-Mocquet). Olfudade à droite et Barul à gauche occupaient, eux, les couloirs. Pitau et Everson jouaient les récupérateurs au service d'un Rodriguez meneur. Enfin, devant, Meslin et Diawara découvraient la vie de couple.

En face, Jean-François Domergue avait dessiné un bon vieux 4-4-2 privilégiant la vitesse du contre.

Un plan de bataille normand qui allait changer après l'expulsion du rugueux Souleymane Diawara dès le début de la seconde période. Dès lors, Simana-Pongolle fut contraint de se débrouiller seul sur le front de l'attaque. Ce qu'il fit fort bien d'ailleurs...

Mais le bourreau de l'OGCN s'appellait Olivier Toutoute Fauconnier. Drôle de nom pour un tueur d'illusions... Retour sur chacun des battus.

Grégorini : Pour son retour au Ray, il traversa un drôle de match. S'en alla ramasser deux fois la balle au fond et fut sauvé par son poteau gauche sur un raid de l'inspiré Sinama-Pongolle. Le grand gardien devait rêver d'un tout autre « come-back ». Pourtant, il débuta par un duel gagné au nez et à la barbe de ce diable de Sinama-Pongolle. La suite ne fut pas aussi souriante. Il fut d'abord abandonné par les siens sur l'ouverture du score de Ciechelski au coup de tête malicieux. Puis, une mésentente avec Abardonado couta au Gym un second but assassin. Un samedi sombre pour le bon Damien. Il y aura des jours meilleurs.

Varrault : Un début de rencontre hésitant. Des prises de balle approximatives, un placement flou, des relances raturées. Le stoppeur ne fut pas sans reproches. Il retrouva un peu de confiance au fil des minutes. Mais le défenseur se doit une revanche. Il a les atouts pour la remporter.

Abardonado : Joua comme un vrai libéro derrière deux gardes du corps (Varrault, Pamarot) dont la rime aura parfois buté sur les maux... « Pancho » fit dans le sobre. Dans l'efficace. Il aurait même mérité un début de mention s'il n'avait pas commis l'irréparable à huit minutes du verdict. Une trajectoire mal jugée et voilà Abardonado coupable et Nice battu. Sale ballon en cloche. Maudit rebond. Vilain Havrais...

Pamarot : Il guerroya avec une fissure à un doigt de pied. Toute sa semaine de préparation fut ainsi perturbée par une douleur persistante. Mais Noé est un vaillant. Un combattant. Cependant, lui aussi fut gêné par les coups de reins d'un Sinama-Pongolle déroutant.

Barul : Après une entame trop discrète, le timide s'est lâché. Il aurait même pu égaliser si Vencel n'avait pas eu l'idée saugrenue de détourner sa volée du droit (34e). Puis, il s'est mis à prendre des risques. Il a verrouillé son côté droit et a essayé d'apporter un plus offensif. Pas mal. Il céda sa place à un Serge Ayeli affamé mais devant se contenter de miettes.

Olufadé : Placé sur le flanc droit, il sembla, longtemps, chercher ses marques. Partagé entre le souci de défendre et l'envie d'attaquer. On sait que sa nature le pousse plutôt vers l'avant. Vif, il multiplia les accélérations ponctuées de centres qui ne trouvèrent, hélas, jamais preneur. Bref, un peu trop de déchet malgré une bonne volonté. L'ex-Lillois fut remplacé à la 61e minute par un Dominique Aulanier toujours aussi généreux. « Bibiche » apporta son enthousiasme. Ce ne fut pas suffisant.

Pitau : Il travailla énormément dans l'entre-jeu. Récupéra beaucoup de ballons. Donna naissance à pas mal d'actions. Du bon Pitau. Certes, il n'eut pas le rayonnement de la saison passée, mais l'OGCN, version 2002-2003, vient tout juste d'être assemblé. Et chacun cherche ses repères.

Everson : Du boulot propre. Sans génie. Sans folie. Sans erreur. Calme, puissant, le Brésilien œuvra au milieu et tenta de mettre ses coéquipiers dans le bon sens. Il y parvint sans jamais se montrer dangereux ou décisif.

Rodriguez : Le capitaine alterna le bon (coups de pied arrêtés, ouvertures) et le moins bon (mauvais choix, ballons perdus). Déterminé plus que déterminant. Certes, un de ses corners entraina le but niçois, mais on l'aurait aimé plus influent. Plus tranchant. La prochaine fois.

Meslin : Il est resté le même. Perturbateur de défense, semeur de troubles. Buteur dans l'âme, altruiste dans l'esprit. Il eut, à deux ou trois reprises, la balle du bonheur au bout du soulier. Hier soir, « Poussin » manqua de réussite. Son duo avec Diawara se rode. Mais les promesses sont là.

Diawara : Premier match, premier but. L'attaquant aurait même pu doubler la mise. Après une première mi-temps mitigée, il fut bien plus convaincant lorsque ses coéquipiers partirent à l'assaut de Vencel. Tout le Ray se serait satisfait de son égalisation d'un plat du pied réaliste. Hélas, Fauconnier...

Philippe CAMPS.
Dimanche 04 Aout 2002
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28e journee de Ligue 1
sam. 07/03/2020 à 20h


Nice - Monaco : 2-1

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Saison terminée, rendez-vous pour la saison 2020/2021



Pts J V N D Diff
 4.    Lille 49 28 15 4 9 +8
 5.    Reims 41 28 10 11 7 +5
 6.    Nice 41 28 11 8 9 +3
 7.    Lyon 40 28 11 7 10 +15
 8.    Montpellier 40 28 11 7 10 +1



   25e  sam. 15/02 (20h) Toulouse - Nice : 0 - 2
   26e  ven. 21/02 (19h) Nice - Brest : 2 - 2
   27e  dim. 01/03 (17h) Bordeaux - Nice : 1 - 1
   28e  sam. 07/03 (20h) Nice - Monaco : 2 - 1
   29e  dim. 15/03 (21h) PSG - Nice
   30e  sam. 21/03 (20h) Nice - Montpellier
   31e  dim. 05/04 (17h) Dijon - Nice



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