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Presse :

Ce n'était pas la soirée...
Nice-Matin, le 05/01/2003 à 08h28

Voilà. C'est fait. La Coupe de France, remportée en 97 par les Aiglons s'est refusée à eux une sixième fois d'affilée, hier soir, au stade des 32es de finale... Que vous dire de plus ? Sinon que Metz, cet empêcheur de tourner en rond, a eu sa revanche à la loterie des tirs au but

NICE - METZ 0-0 (2 tirs au buts à 4)
A Nice, stade du Ray, OGC Nice et Metz font match nul 0 à 0 (après prolongation) - Metz qualifié au tirs au but 4 à 2. Temps froid, pelouse moyenne - 9153 spectateurs - Arbitrage de M. Ledentu.

Tirs au but réussis pour Nice : Cherrad ; Roy.
Manqués : Cobos ; Everson

Tirs au but réussis pour Metz : Proment ; D'Amico ; Obraniak ; N'Diaye.
Manqué : Renouard

Avertissements à Nice : Olufade (95e)

A Metz : D'amico (96e), N'Diaye (120e)

OGC Nice : Valencony - Barul, Abardonado, Cobos (cap), Pamarot - Bigné (puis Cherrad 100e), Roy, Traoré (puis Everson 46e), Scotto - Diawara (puis Ayeli 46e), Olufade.

Metz : Butelle - Beria, Morisot, Borbiconi - Toyes, Leca (puis n'Diaye 86e), Proment (cap), Obraniak, Signorino - P. D'amico, Hassli (puis Renouard 75e).

Les Grenats sont certes en L2 mais ils ont cette fois bel et bien écarté Nice de leur route. Celle d'une Coupe dont on va finir par se demander si on la regagnera un jour... N'en voulons pas trop aux Aiglons, pas plus qu'à Cobos ni Everson, dont les pieds ont buté sur... Butelle. Ils ont fait le boulot. Beaucoup donné dans le match. Mais sans succès. Hier soir, ça ne voulait définitivement pas passer...

Dès le coup d'envoi, tout ça sentait le « faisandé ». Était-ce quelques restes de réveillon alourdissant les muscles autant que les idées ? Toujours est-il que les Niçois avaient bien du mal à rentrer dans cette partie, les dix premières minutes étant nettement à l'avantage de Messins pressant haut. Jouant pour une fois en blanc, les « Grenats » gagnaient la plupart des duels et se montraient dangereux. Notamment Patricio D'amico, le frère de l'autre, qui se mettait plusieurs fois en évidence. Sans jamais inquiéter toutefois Valencony, celui-ci se couchant sobrement sur son premier ballon à la 9e minute.

Enfermé jusque-là dans une défense à quatre où il avait bien du mal à trouver des espaces, le duo Diawara-Ayeli allait avoir l'occasion de s'éveiller au jeu à la 13e, lorsque Bigné lançait « Olu » dans le trou. Hélas, Butelle, le gardien lorrain, était prompt à se saisir du ballon. Reprenant un peu l'initiative au milieu de terrain, les Aiglons créaient ainsi quelques décalages, Barul s'engageant dans les six mètres adverses à la 22e. Le latéral niçois centrait pour Olufade qui remettait en retrait pour Bigné, auteur d'un superbe ciseau hélas hors cadre.

Fermé à double tour
Plus les minutes s'écoulaient et plus cette partie fleurait le match de coupe hermétique, aucun des deux protagonistes n'osant véritablement se livrer. Le milieu de terrain niçois manquait d'homogénéité en l'absence d'Everson et Pitau, le ballon ayant beaucoup de mal à ressortir proprement. Bref, tout cela était trop sporadique et inconsistant pour véritablement inquiéter une équipe lorraine parfaitement en place, maniant vite et bien le ballon.

Du coup, alors qu'on approchait doucement de la pause, c'est les visiteurs qui s'offraient les dernières occasions : un tir lointain de Grégory Proment sans danger pour Valencony (27e), un raid dévastateur d'Hassli dans la surface, lequel se jouait de trois défenseurs avant de décaler Proment dont la frappe était trop enlevée (35e) et enfin un ballon mal dégagé par Cobos sur D'amico qui reprenait instantanément aux 18 m, mais ne trouvait le cadre du but de Valencony (44e). Ouf !

Cobos calme les esprits
Bref, les Aiglons nous devaient une revanche lors d'une deuxième période qu'on attendait plus enlevée. A la mi-temps, marquée par d'incroyables invectives entre supporters (voir par ailleurs), Cobos était même obligé d'aller calmer la tribune Sud d'où une vague humaine s'était engouffrée par plusieurs portes ( ? ? ?) sur la pelouse... Ces incidents autant que les entrées en jeu d'Everson et Ayeli avaient le don de relancer la mécanique. Nice s'installait durablement dans la moitié de terrain messine, prenant enfin le jeu à son compte.

Mais il s'avérait bien difficile de prendre en défaut une défense où le duo Beria-Morisot faisait bonne garde. Hassli faisait même passer le frisson dans les tribunes lorsqu'à la 61e, esseulé aux six mètres suite à un corner, il récupérait le ballon et frappait sèchement de peu à côté du but de Valencony... Dans la minute suivante, Barul légèrement décalé sur la gauche aux 18m, avait à son tour l'occasion de faire la décision, mais sa frappe puissante à ras de terre ne surprenait pas Butelle (62e).

Si le match avait pris du volume, notamment au niveau du rythme, il demeurait néanmoins brouillon et peu spectaculaire. Ayeli avait beau effectuer un somptueux démarrage, s'engouffrer dans le coin de la surface de réparation lorraine et centrer fort devant le but, personne ne pouvait reprendre (66e) !

Nice avait beau être dans le tempo, cette fois la chance était passée. Car l'on n'allait plus revoir l'ombre d'une occasion décisive au bénéfice des Aiglons - pas plus qu'à celui des Messins - jusqu'au bout du temps réglementaire... Dame Coupe se faisait terriblement désirer, cherchant encore auquel des deux prétendants elle allait bien pouvoir s'offrir. Il fallait donc en passer par la prolongation.

Trente minutes pour rien...
Dès lors, la fatigue n'allait plus tarder à se faire sentir et les brèches se multiplier de part et d'autre. Valencony repoussait le danger sur une frappe à bout portant de Proment (101e) et sur la contre-attaque qui s'en suivait, Malek Cherrad (entré à la place de Bigné) avait le ballon du but, mais son rush solitaire venait mourir sur Butelle (102e). Dans la foulée, Malek pensait avoir fait le plus difficile en reprenant de la tête à bout portant, une première tête de Roy, mais la poitrine d'un défenseur sauvait le gardien lorrain (105e).

Il restait quinze minutes à jouer, on sentait poindre le K.O., mais encore aurait-il fallu avoir les cuisses solides et les idées claires pour conclure. Roy s'y essayait sans succès (109e), puis Everson sur coup-franc (112e) et de nouveau Cherrad d'une merveille de tête décroisée (114e) mais rien n'y faisait. Même Metz, sur un centre vicieux de Proment que Renouard seul au second poteau ne pouvait reprendre (117e), ne parvenait à mettre un point final à cette partie.

On allait donc en passer par la séance « hitchcockienne » des tirs au but.

Avec le résultat que vous savez.

Christophe DEPIOT.
Dimanche 05 Janvier 2003
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17e journee de Ligue 1
sam. 07/12/2019 à 20h


Nice - Metz : 4-1





  18e journee de Ligue 1
sam. 14/12/2019 à 20h



Pts J V N D Diff
 9.    Monaco 24 16 7 3 6 +1
 10.    Angers 24 17 7 3 7 -3
 11.    Nice 23 17 7 2 8 -2
 12.    Nantes 23 16 7 2 7 -2
 13.    Reims 21 15 5 6 4 +3



   14e  sam. 23/11 (17h30) Lyon - Nice : 2 - 1
   15e  sam. 30/11 (20h) Nice - Angers : 3 - 1
   16e  mer. 04/12 (19h) St-Etienne - Nice : 4 - 1
   17e  sam. 07/12 (20h) Nice - Metz : 4 - 1
   18e  sam. 14/12 (20h) Brest - Nice
   19e  sam. 21/12 (20h) Nice - Toulouse
   20e  sam. 11/01 (20h) Angers - Nice



Ligue 1 :  Nice - Metz : 4 - 1