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Presse :

Pitau, c'est le top niveau
Nice-Matin, le 12/01/2003 à 08h32

Hommes à flamme, les Niçois ont retrouvé la lumière.
Vainqueurs de Lille, avec la manière, ils se sont aussi, de nouveau, hissé sur le toit du championnat.
Retour sur les 90 minutes des combattants de l'utile...


GREGORINI. - En première période, il aurait pu attraper un rhume tant il eut peu l'occasion de se réchauffer. Seuls un ou deux ballons vinrent se blotir dans ses gants glacés. Bien protégé par les siens, il observa un chomage technique qui ne dut guère le déranger...

Par la suite, il eut juste un peu plus de boulot. On put ainsi noter à son actif une prise de balle en altitude et une claquette sur une tentative de Manchev. Mais dans l'ensemble, le gardien niçois passa une soirée bien tranquille. Comme il doit les aimer...

PAMAROT. - Positionné sur le côté droit de la défense, il surveilla les avancées de Brunet et les permutations du duo Manchev-Sterjovski. Personne ne passa. Une fois encore, le "roc" se montra intraitable. Un de ses tacles aussi rugueux que correct doit encore résonner dans les oreilles nordistes.

COBOS. - Il semblait avoir des fourmis dans les jambes. Débordait d'enthousiasme. De volonté. Il monta à plusieurs reprises pour déstabiliser le bloc pensé par Claude Puel. Parce que lui aussi était tenaillé par l'envie de marquer. Il marqua les esprits. Et se fit remarquer par un travail défensif propre et efficace. Le boss a commencé l'année comme il l'avait fini à Strasbourg. Au top niveau.

ABARDONADO. - Ce gars-là est une tour de contrôle. Un aiguilleur du ciel jamais en grève.
Hier soir encore, tout ce qui passa par les airs rencontra son front rageur. Egalement précieux au ras du gazon, "Pancho" fut de tous les combats. Face à tant de détermination, l'attaquant bulgare Manchev quitta le Ray avec un goût d'amertume.

BIGNE. - Concerné par la tâche défensive, il aida Pamarot à verrouiller le couloir droit. Condamné à rester derrière la porte, Brunet aura fini par user le paillasson... Au fil du temps, le petit milieu au grand talent montra le bout de son nez dans le camp lillois. Appels, feintes, débordements, il ne se priva pas de perturber l'ennemi.

ROY. - Placé au coeur du système, il fit battre le jeu niçois sans que jamais celui-ci ne souffre de tachycardie. Parfait dans le rôle du régulateur intelligent et lucide, il maîtrisa toujours le rythme de la
rencontre. Homme de sang-froid, il gela bien des intentions rivales par son sens de l'anticipation et du placement. Il fut aussi l'auteur d'une volée audacieuse et d'un retourné malicieux qui auraient pu rajouter de la joie sans l'intervention de Wimbée. Bref, encore un match haut de gamme pour l'expérimenté.

PITAU. - Dévoreur d'espace, il est un cas d'espèce. Un récupérateur indispensable, un relanceur éclairé. Avec lui, ce n'est décidément pas la même musique. Lui gomme les fausses notes. S'improvise chef d'orchestre. Joue les solistes. Et jamais ne met un bémol à ses efforts. Son souffle est tel qu'il n'avale pas la trompette. Pitau sait tout faire. Dans la simplicité. Hier, il règna sur le pré. Fut peutêtre tout simplement le meilleur niçois. Pourtant, la barre était haute avec les Everson, Diawara et autres.

SCOTTO. - Sérieux, concentré, il remplit sa double mission. Barrer la route aux Lillois. Ouvrir le chemin aux siens. A gauche, il fut des plus adroit. Aucune rature ne vint cochonner sa copie. Une bonne note.

EVERSON. - Le "taureau'' a fait un match de mamouth. Il était partout. L'interieur du rectangle vert lui appartenait. Et son extérieur du gauche aura fait trembler, plus d'une fois, un Wimbée bombardé. Le duel de feu qu'il livra à D'Amicô enflamma les débats. Mais c'est l'Argentin qui termina sur le bûcher. La rage au coeur, le Brésilien de l'OGCN fut dans tous les bons coups. C'est lui qui déclencha l'action amenant l'ouverture du score. C'est encore lui qui provoqua le pénalty signé par Diawara. "Ever", le magnifique, fut remplacé par Barul à la 84e. Et savoura l'ovation...

CHERRAD. - Il se créa, très vite, une belle occasion. Mais après un geste aussi superbe que réaliste, il frappa au-dessus. Puis, il batailla dans une maison du LOSC surpeuplée. Pas facile pour un intermittent du spectacle. Mais Malek ne renonça pas. Il fut récompensé par un but (frappe limpide) qui propulsa tout Nice vers le bonheur. Il céda son rôle à un Ayeli affamé à 17 minutes du verdict.

DIAWARA. - Dieu que cet homme est généreux. Roi de la déviation, prince de l'ouverture, il parvint à ses fins en offrant un but à son compère Cherrad. Le passeur décisif devint buteur à l'instant du penalty. Un neuvième pion pour fêter l'an neuf. Kaba méritait bien ça. Premier défenseur "rouge et noir", on le vit presser, sans cesse, des Lillois génés. Lui qui espérait voir le Gym retrouver fluidité dans le jeu et spontanéité dans la passe doit être comblé.

Philippe CAMPS.
Dimanche 12 janvier 2003
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16e journee de Ligue 1
mer. 04/12/2019 à 19h


St-Etienne - Nice : 4-1

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  17e journee de Ligue 1
sam. 07/12/2019 à 20h



Pts J V N D Diff
 12.    Brest 21 16 5 6 5 +2
 13.    Monaco 21 15 6 3 6 -2
 14.    Nice 20 16 6 2 8 -5
 15.    Strasbourg 18 16 5 3 8 -5
 16.    Dijon 16 16 4 4 8 -7



   13e  ven. 08/11 (20h45) Nice - Bordeaux : 1 - 1
   14e  sam. 23/11 (17h30) Lyon - Nice : 2 - 1
   15e  sam. 30/11 (20h) Nice - Angers : 3 - 1
   16e  mer. 04/12 (19h) St-Etienne - Nice : 4 - 1
   17e  sam. 07/12 (20h) Nice - Metz
   18e  sam. 14/12 (20h) Brest - Nice
   19e  sam. 21/12 (20h) Nice - Toulouse