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Interviews :

Gérald Cid : « Je ne regrette rien »
Sud-ouest, le 26/04/2008 à 10h50

Gérald Cid a quitté Bordeaux en juin dernier. En échec à Bolton, il a finalement décidé de rentrer en France pour se relancer à Nice

Février 2007. Gérald Cid, 24 ans, espoir des Girondins, surprend en annonçant son départ pour Bolton, en premier league anglaise. Le défenseur central est utilisé avec parcimonie par Ricardo, mais vient de livrer quelques prestations remarquées en Ligue des Champions. Natif de Talence, passé par le lycée de Gradignan, le longiligne défenseur central (1,88 m) fait le grand saut. Hier, au téléphone, il est revenu sur cette drôle d'aventure, avant d'affronter son ancien club demain.

- Un an après avoir quitté Bordeaux pour rejoindre Bolton, vous voilà de retour à Chaban-Delmas sous les couleurs de Nice. Que s'est-il passé ?
J'ai vécu une expérience intéressante en Angleterre. Si c'était à refaire, je referais la même chose. Mais bien sûr, le fait d'en être reparti après à peine six mois est un échec. Ce qui s'est passé est très simple. Sam Allardyce m'a fait venir à Bolton alors qu'il en était le manager. Il a été débarqué et remplacé par son adjoint puis par un autre entraîneur qui ne me connaissait pas. Il ne m'a pas fait confiance ou alors m'a fait jouer latéral gauche alors que je suis défenseur central. En résumé, ça a foiré ! Mais je ne regrette rien.

- Vous aviez un contrat de trois ans à Bolton, pourquoi n'avoir pas insisté, patienté ?
Parce que la vie en Angleterre, sauf si l'on est à Londres, n'est pas particulièrement géniale loin de ses amis, de sa famille. Surtout lorsqu'on n'a pas de satisfactions professionnelles pour se remonter le moral. J'ai préféré rentrer en France, pour retrouver un environnement épanouissant et le plaisir de jouer au foot. A Nice, je me suis relancé et je sais que je peux tenter de m'imposer. La vie d'un footballeur passe vite, je ne voulais pas perdre mon temps et simplement profiter de mon contrat.

- Justement, n'êtes-vous pas parti trop tôt, attiré par les conditions financières très attractives du championnat anglais ?
J'étais en fin de contrat avec les Girondins. J'attendais une proposition concrète des dirigeants. Mais deux ou trois autres clubs sont venus vers moi et Bordeaux ne bougeait toujours pas. Mi-février, j'ai donc choisi Bolton. Je ne pouvais pas attendre deux ou trois mois de plus. Si je m'étais blessé au genou, c'était fini pour moi. Aucun club n'aurait voulu me faire signer. Encore une fois, la carrière d'un joueur est courte. Il faut des garanties. Quant à l'argent? Bien sûr que c'était intéressant. Mais si j'avais cherché le meilleur contrat, j'aurais choisi un club turc ou allemand. J'ai préféré le défi de l'Angleterre parce que c'est le meilleur championnat. Les résultats de la Ligue des Champions le prouvent.

- Pensez-vous que Bordeaux ne voulait plus de vous ?
Je ne sais pas. Ils m'avaient dit qu'ils voulaient me garder. Mais quelque part, ils ne l'ont pas prouvé, puisqu'ils ne m'ont rien proposé. Quand on veut vraiment garder un jeune joueur, on n'attend pas le dernier moment pour le faire re-signer, comme on le ferait pour un joueur de 35 ans dont la condition physique est parfois incertaine.

- Êtes-vous surpris par la belle saison des Girondins ?
Non, pas du tout. Il y avait déjà eu une deuxième place il y a deux ans. L'équipe a changé. Elle est plus offensive, mais la qualité était déjà là. L'année prochaine, ils joueront encore la Ligue des Champions. C'est sans doute la confirmation d'une régularité au plus haut niveau. J'espère qu'ils ont franchi un cap, comme Lyon il y a quelques années. Ce serait intéressant pour tout le monde : le public, le club, et le foot français en général.

- À quatre journées de la fin, quelle est encore la motivation de Nice sur un déplacement à Bordeaux alors que vous n'avez plus grand-chose à perdre ni à gagner ?
Depuis deux mois et demi, nous avons des résultats en dent de scie. Mais la cinquième place reste accessible. Nous avons à coeur de finir le mieux possible. Et puis franchement, jouer le deuxième du championnat, c'est une motivation toute trouvée.

- En profiterez-vous pour rester quelques jours dans votre région ?
Pas cette fois. Mais j'attends les vacances avec impatience pour retrouver ma famille et mes amis sur le Bassin.

Propos recueillis par Julien Duby
Sud-ouest







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Nice - Metz : 1-2

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ven. 26/02/2021 à 21h



Pts J V N D Diff
 14.    St-Etienne 30 26 7 9 10 -11
 15.    Strasbourg 29 26 8 5 13 -6
 16.    Nice 29 26 8 5 13 -7
 17.    Nimes 24 26 7 3 16 -24
 18.    Nantes 23 26 4 11 11 -15



  mer. 10/02 (17h) Nimes - Nice : 1 - 3
   25e  sam. 13/02 (17h) PSG - Nice : 2 - 1
   11e  mer. 17/02 (21h) Marseille - Nice : 3 - 2
   26e  dim. 21/02 (15h) Nice - Metz : 1 - 2
   27e  ven. 26/02 (21h) Rennes - Nice
   28e  mer. 03/03 (19h) Nice - Nimes
  lun. 08/03 (21h) Nice - Monaco



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