138 connectés
Accueil > Multimedia > Presse > A ne pas rater



Presse :

A ne pas rater
Football365, le 02/07/2008 à 09h14

Le préparateur physique de l’OGC Nice, Nicolas Dyon, fait le point sur sa façon de préparer ses Aiglons pour la prochaine saison. Une étape primordiale avant d'entamer le championnat.

Durant cette intersaison, on parle beaucoup transferts, évidemment. Mais dans les clubs, la préparation physique est l’autre élément clé d’un bon parcours en championnat. Nicolas Dyon, préparateur physique de Nice passé par Saint-Etienne et par la sélection du Qatar après une formation universitaire à Dijon sous la férule du regretté Gilles Cometti et de Georges Gacon (aujourd’hui préparateur physique de Nantes), a accepté de nous livrer ses grands principes pour réussir cette période si importante dans la vie d’un groupe. Même s’il prévient qu’il n’a pas la formule magique. « Personne ne détient la vérité. Une même préparation que vous faites deux ans de suite avec deux groupes différents ne fonctionnera pas pareil, prévient-il. Je mets toujours en avant la capacité du groupe à adhérer au travail. Demain, vous faites une séance avec un joueur pas convaincu du travail. Deux jours après, s’il la fait en étant motivé, le même travail n’aura pas la même influence sur son organisme. La complexité du football, c’est que c’est multifactoriel. »

Le rôle du préparateur physique
Dans certains clubs, il y en a même deux. En Italie, ça se faisait déjà depuis un certain temps. Petit à petit, on rattrape le retard, même si pour moi, il est encore important. En Italie, ils ont un spécialiste de la musculation, un spécialiste des courses, un spécialiste pour les blessés… Quand on est deux ou trois, ça permet vraiment de se concentrer dans un domaine. Quand on est seul, il y a beaucoup de travail. Mais c’est passionnant.

La durée de la préparation
En Italie, la préparation est plus longue qu’en France. Mais pour avoir beaucoup discuté avec des préparateurs physiques italiens, ils sont de plus en plus revenus à des préparations physiques à la française. Ça devient plus un mythe que la réalité. On disait avant qu’il fallait de la musculation à outrance et trois semaines en altitude : c’est encore un peu le cas mais ils reviennent à des schémas plus classiques. La multiplication des matchs les incite aussi à réduire cette durée. Quand vous prenez un international italien qui a fait l’Euro et tous les matchs de Ligue des Champions, vous imaginez bien qu’après, c’est difficile. Là, entre la dernière journée de championnat et la première cette année, il y aura eu une période de douze semaines, ce qui est pour moi super car on a pu faire six semaines de préparation et six semaines de vacances. L’organisme se repose. On récupère des joueurs qui sont frais aux niveaux psychologique, physiologique et traumatique.

La préparation… de la préparation
Avec Fred Antonetti, nous travaillons ensemble depuis sept ans. Sur le contenu et l’organisation, nous fonçons car il n’y a pas de grosses différences d’une année à une autre. Après, il faut voir les détails. L’an dernier, nous savions que nous avions beaucoup de matchs au mois d’août et il ne fallait pas se rater. Cette année, on revient à du classique avec un match par week-end.

Une préparation psychologique
En introduction, je dis toujours que c’est notre façon de travailler. Je ne dis pas que c’est la meilleure mais c’est celle qu’on a choisie. Nous sommes ici pour une reprise progressive et douce. Maintenant, dans certains clubs, d’autres feront différemment. Il y a autant de méthodes que de staffs. Je ne détiens pas la vérité. Le plus important, c’est de pouvoir justifier ses méthodes auprès des joueurs. Le football est multifactoriel : il faut prendre en compte si le joueur ne s’est pas engueulé avec sa femme, s’il n’est pas en instance de divorce…

L’été, une étape importante
Il y a d’abord le recrutement. Ensuite, il y a la préparation qui doit bien se passer. Je dis toujours qu’un joueur qui se blesse en préparation et qui rate trois semaines, c’est un gros problème car il prend du retard psychologiquement et physiquement. Sur six semaines, si un joueur passe cinq semaines sans embûche, on est contents.

Trois grandes étapes estivales
C’est notre façon de voir les choses. Pour nous, il y a une période de quinze jours qui est une phase générale où on travaille la caisse et le fond : on perd du poids, on retrouve une oxygénation plus confortable. La deuxième période est la période spécifique : on habitue l’organisme à refaire des efforts de match. Et les dernières semaines, on fait de l’affûtage : tout pour l’intensité. L’individualisation du travail, on y arrive dans les dernières semaines en fonction de deux choses : le profil des joueurs, leurs caractéristiques et deuxièmement suivant leurs postes. Mais dans le premier temps, le travail est collectif. Les matchs amicaux suivent ce rythme. L’organisme doit se réhabituer aux efforts de match : le rythme de la compétition est irremplaçable. Après, dans la saison, nous faisons une grosse préparation mi-octobre et mi-mars sur quatre jours. Certaines équipes partent en thalasso récupérer. Nous, au contraire, on remet le couvert pendant quatre jours.

L’altitude, la chaleur
Nous allons en stage à Vichy et Albertville pour rechercher de la fraîcheur. Physiologiquement, les scientifiques disent que pour voir un effet en altitude sur les globules rouges, il faut monter au moins quinze jours et à plus de 3000 mètres d’altitude, à des endroits où il n’y a pas de terrain de foot. C’est impossible. On part en stage plus pour une logique psychologique, à savoir pour changer de milieu et pour aller chercher des nuits plus fraîches pour mieux dormir.

Retrouvez les techniques de Nicolas Dyon sur le site : www.physicfootball.com

Olivier DE LOS BUEIS
Football365







- Retour -







28e journee de Ligue 1
mer. 03/03/2021 à 19h


Nice - Nimes : 2-1

Résumé » Photos » Vidéo »



  16e de finale de CDF
lun. 08/03/2021 à 21h



Pts J V N D Diff
 9.    Rennes 39 28 10 9 9 +2
 10.    Angers 39 28 11 6 11 -9
 11.    Nice 35 28 10 5 13 -5
 12.    Reims 34 28 8 10 10 -1
 13.    Brest 34 28 10 4 14 -8



   11e  mer. 17/02 (21h) Marseille - Nice : 3 - 2
   26e  dim. 21/02 (15h) Nice - Metz : 1 - 2
   27e  ven. 26/02 (21h) Rennes - Nice : 1 - 2
   28e  mer. 03/03 (19h) Nice - Nimes : 2 - 1
  lun. 08/03 (21h) Nice - Monaco
   29e  dim. 14/03 (15h) Lorient - Nice
   30e  dim. 21/03 (20h) Nice - Marseille