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Bernard Ginès, le sorcier fidèle
Nice-Matin, le 01/06/2003 à 07h57

Arrivé en urgence au chevet de l'OGC Nice, il a réussi le pari de parfaitement préparer une mosaïque de joueurs qui venaient de tous horizons. Jamais le Gym n'a craqué physiquement tout au long de la saison. Un bel exploit. Une vraie reconnaissance.

La vie est simple comme un coup de fil ! C'est ce que doit se dire, tous les matins, le préparateur physique et adjoint de Gernot Rohr, Bernard Ginès.
C'est en répondant à un SMS qui ressemblait fort à un SOS que le Seynois s'est engagé dans la dernière aventure niçoise. En plein été dernier, à la fin d'un long feuilleton à rebondissements entre l'OGC Nice, la DNCG, la Ligue nationale et le Comité olympique. Toujours une histoire d'appels !
« Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, mon sac était déjà fait. Je fonctionne comme ça. Au feeling, à la fidélité, à l'amitié. Avec Gernot, on peut partir à l'improviste, au bout du monde, je sais qu'il ne nous arrivera que de belles histoires ».
Un an plus tard, le pari est réussi. Et le pacte entre les deux hommes a été bien évidemment rallongé par les dirigeants et Maurice Cohen. On ne change pas un staff technique qui gagne !
Le destin n'a pourtant jamais fait de cadeaux à cet amoureux du travail bien fait. Des débuts pendant quatre ans dans la tempête toulonnaise. « Après, on peut aller travailler partout ! ».
Une année à l'étranger, en Tunisie, avec Jean Fernandez et René Lobello. « Là-bas, tu peux prendre des pavés dans la figure le soir d'une défaite et dans une saison, seuls deux staffs dont le nôtre (sur 12) sont restés en place ! ». Un crochet par Créteil avec Bernard Simondi avant que Rohr n'arrive. « Mais là-haut, ils voulaient aller plus vite que la musique. Des luttes terribles entre le président, le maire de la ville et tant de personnes importantes ».
Trois étapes, trois aventures.
Et puis Nice a sonné à la porte. « Même si on a toujours envie de bien terminer le boulot quand on commence quelque chose, on ne pensait vraiment pas que l'on vivrait autant de moments magiques. Il fallait foncer, mettre la tête dans le guidon et ne jamais se retourner. Et tout s'est bien enchaîné. On savait pourtant où on mettait les pieds car ce club a toujours été soit en haut, soit en bas, mais rarement au milieu. Il ne laisse jamais indifférent. Nice, c'est un club qui compte. Pancho Gonzalez me le rappelle sans arrêt et il a raison ! ».

Avec Rohr, les yeux fermés
Ginès ne cache pas non plus une certaine admiration pour le coach avec qui il travaille.
« Gernot, c'est un grand professionnel qui pense tout à 100 %. Qui ne laisse rien au hasard ou pas grand chose sur le terrain. Et en dehors, probablement un des hommes les plus curieux que j'ai rencontrés. Si tu vas à Bordeaux, il te fait partager sa passion de la Gironde, du bon vin et des huîtres. Si tu vas en Corse, il faut manger
du figatelli et du fromage et écouter les polyphonies. Si tu vas à la montagne, il est à l'écoute de la vie du berger ou du guide... Avec lui, tu es en recherche permanente et toujours à la découverte de l'autre. C'est un gourmand ! ».

En un an, la vie du grand brun a totalement changé. « Tous les projecteurs étaient sur nous ! Il fallait être solide, mais avec Gernot c'est un minimum. Sinon, il faut changer de boutique ».
Dans sa partie plus spécifique, la préparation physique, tous les observateurs attendaient la cassure, le passage à vide après une mise en route menée dans l'urgence.
Mais à force de dosage et d'équilibre, de réflexion et de connaissances, jamais le Gym n'a piqué du nez. C'est plutôt mentalement, après avoir atteint son objectif de maintien (42 points), qu'il a légèrement lâché.
« On a été très vigilant sur les recettes et on s'est adapté en faisant des mini-préparations en pleine saison quand il y avait des coupures. Les éliminations rapides dans les deux coupes nous ont permis d'avoir des plages pour le faire. Un mal pour un bien avec un effectif pas très étoffé. En travaillant en parfaite collaboration avec le secteur médical, on peut dire que l'on a réussi. Et les joueurs ont parfaitement adhéré à la méthode ».

Vacances studieuses

Bernard Ginès ne cache pas que la suite sera toute aussi délicate à négocier et que dans le football la vérité du jour n'est pas forcément celle du lendemain. Il est donc parti en vacances sans cesser de penser une seule seconde à la reprise du championnat. Les plans, les séances, les lieux des stages, la quantité d'exercices, il se repasse le programme dans sa tête au quotidien. La passion ne prend pas de congés !

« Une saison sans regret, c'est tellement rare ! A un moment, dans cette euphorie ambiante et avec l'esprit de compétiteurs qui nous caractérisait tous, j'avoue que l'on a envisagé un peu mieux. Mais avec le recul, il faut être réaliste et garder les pieds sur terre. Et puis avec Gernot, on n'a pas trop le choix : c'est le gardien du temple et des usages ! Avec lui, interdit de s'enflammer ».
Il a aussi confiance dans le choix des dirigeants qui améliorent sans cesse ses conditions de travail. « Gernot est très exigeant et l'arrivée de Roger Ricort est aussi un vrai bonheur pour envisager ce secteur capital. Le nouveau centre d'entraînement, j'y crois dur comme fer, mais ce que nous avons aujourd'hui est déjà très acceptable. Il ne nous manque qu'un peu d'intimité car les résultats sont là. Mais le jour où l'équipe traversera des moments plus difficiles, on aura besoin d'un peu de calme ».

Bâtir, construire pierre par pierre, le crédo de Bernard Ginès est aussi simple que cela. Et il ne peut conclure la conversation sans revenir sur le public du Ray. « Je crois que partout où on est passé, on n'a jamais rencontré des gens aussi heureux et chauds qu'à Nice. C'était vraiment du bonheur à l'état pur. Au stade comme dans la ville où tout le monde a rivalisé de gentillesse. Nos difficultés du début ont dû renforcer cette idée de convivialité.

L'image que je garderai ? La décision de la DNCG de nous garder en L1 On était entre nous, en stage Saint-Vallier et Gernot nous réunis dans le rond central. La bonne nouvelle est alors arrivée.

Cela a été la première belle image d'un riche album. Nous étions habillés de toutes les couleurs, mais je sentais que les joueurs étaient déjà dans un truc exceptionnel ! ».
L'histoire lui a donné raison.

Yves MERENS
© Nice-Matin






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