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Yoan Cardinale : « Montrer ses cojones »
L'Equipe, le 20/12/2016 à 20h08

Avant le déplacement à Bordeaux, mercredi, Yoan Cardinale, le gardien de Nice, explique comment il s'est remis à l'endroit, après ses erreurs sur les sorties aériennes contre le PSG.


- Champion d'automne, c'est un beau cadeau de Noël, non ?
Oui, très beau, c'est la récompense des efforts fournis depuis le début de saison. Mais ça ne représente rien aujourd'hui. On va se battre pour rester là où on est mais champion d'automne, malheureusement, ce n'est pas marqué dans le palmarès.

- Comment faire pour tenir sur la distance ?
Continuer sur notre lancée. On aborde très bien les matches. On ne se dit pas que ça va passer quand on affronte Dijon (victoire 2-1, dimanche dernier). Que ce soit Dijon, ou le PSG (2-2), on rentre de la même façon dans les matches. Après, Dante et Younes (Belhanda) nous tirent vers le haut et nous conseillent bien. C'est motivant de défendre cette première place. On sent que les équipes veulent faire tomber le leader.

- Dimanche, quel résultat espériez-vous entre Monaco et Lyon (1-3) ?
Dans tous les cas, Nice était gagnant. Si Monaco l'emportait, on creusait l'écart avec Lyon. Si Lyon gagnait on créait l'écart avec Monaco.

« Si je dois me trouer, eh bien je me trouerai encore »

- Quelques champions d'automne surprise ont tenu jusqu'au bout. Vous avez ça en tête ?
Bien sûr qu'on l'a en tête. C'est le même cas que Leicester l'an passé. A chaque journée, on se disait Leicester va craquer. Et au bout du compte, ils l'ont fait. Comme nous, dans leurs interviewes, au mois de décembre, ils disaient que la saison allait être longue, que ce serait dur de tenir. Et patati et patata... Au bout du compte, ils ont tenu et créé la surprise. Alors on va dire pareil qu'eux pour voir si on a le même succès. On ne pense pas au titre. On pense juste à prendre trois points à chaque match. On ne se prend pas la tête avec le titre, ce serait une grosse erreur de notre part.

- Comment avez-vous vécu vos dernières erreurs personnelles ?
Les sorties ont toujours été mon point faible, j'ai des progrès à faire et on travaille là-dessus avec Lionel (Letizi, entraîneur des gardiens). Vous faites allusion au match du PSG alors parlons-en. Sur les sorties, ça ne s'est pas bien passé. Sur le coup, ça met un coup derrière la tête. Et puis vous avez deux solutions. Soit vous vous accablez et vous vous posez un million de questions. Soit vous vous relevez et vous vous dites "la prochaine est pour moi". Il faut ressortir sur la prochaine. Si je dois me trouer, eh bien je me trouerai encore. Mais si je dois y arriver, au moins on stoppe l'hémorragie.

- Vous ne doutez jamais ?
Si, sur les deux premières minutes. Et après, on relève la tête. Quand je prends le deuxième but à Paris qui est pour moi, pendant deux minutes, j'ai eu la tête basse. Et puis vous regardez les leaders de l'équipe qui vous disent que ce n'est rien. Alors vous relevez la tête et vous leur montrez que vous avez une paire de cojones et vous essayez de ne plus prendre de buts. C'est ce qui s'est passé à Paris.

« Les Bordelais vont mettre des coups »

- Bordeaux vous a sorti de la Coupe de la Ligue la semaine dernière. Comment aborder un match contre le même adversaire ?
A nous de faire un meilleur match que la semaine dernière. Ce n'est pas facile de jouer deux fois le même adversaire. On sait ce qui nous attend, on sait sur quoi on va tomber, une équipe forte défensivement. Ils vont mettre des coups. On a entendu Sertic avant notre match de Coupe de la Ligue, il disait qu'il fallait "leur marcher dessus". Même si ce sont deux compétitions difficiles et que Bordeaux ne va pas fort en Championnat.

- Vous savourez ce qui vous arrive ?
On est très contents. Dans le vestiaire, tout le monde a le sourire et tout le monde est épanoui. Mais ce n'est pas une fin en soi. Après les vacances il y aura 19 journées, il va falloir refaire la même deuxième partie de saison.

- 2016 aura été assez exceptionnelle pour vous.
C'est sûr, niveau foot, ça restera une très belle année. Il y a trois ans, j'ai signé mon contrat pro un peu juste. Personne ne croyait vraiment en moi. Aujourd'hui, être numéro un, leader du Championnat avec la meilleure défense et le gardien qui fait le plus d'arrêts. C'était inattendu pour moi. Je savoure mais il faut que je travaille encore plus si je veux aller plus haut.

- Vous sentez que votre statut a changé ?
Quand vous êtes numéro trois, personne ne vous reconnaît, à part votre famille. Là, quand je vais en ville, je signe quelques autographes, c'est plutôt plaisant.

- Et après Paris, ça allait ?
Après Paris, je ne suis pas sorti jusqu'au match de Dijon.






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26e journee de Ligue 1
ven. 21/02/2020 à 19h


Nice - Brest : 2-2

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  27e journee de Ligue 1
dim. 01/03/2020 à 17h



Pts J V N D Diff
 8.    Reims 37 26 9 10 7 +4
 9.    Montpellier 37 26 10 7 9 +3
 10.    Nice 37 26 10 7 9 +2
 11.    Nantes 37 26 11 4 11 0
 12.    Bordeaux 35 26 9 8 9 +6



   23e  mer. 05/02 (19h) Reims - Nice : 1 - 1
   24e  sam. 08/02 (20h) Nice - Nimes : 1 - 3
   25e  sam. 15/02 (20h) Toulouse - Nice : 0 - 2
   26e  ven. 21/02 (19h) Nice - Brest : 2 - 2
   27e  dim. 01/03 (17h) Bordeaux - Nice
   28e  sam. 07/03 (20h) Nice - Monaco
   29e  dim. 15/03 (21h) PSG - Nice