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Interviews :

Antonetti : « J’essaie d’aider Matt »
Football365, le 11/12/2006 à 23h04

Arrivé cet été à Nice, Matt Moussilou n’a toujours pas marqué. En espérant que le déclic vienne enfin, Frédéric Antonetti fait tout son possible pour que l’ancien Lillois retrouve le chemin des filets.

- Frédéric Antonetti, Matt Moussilou peine à retrouver ses qualités de buteur depuis qu’il est à Nice. Comment l’expliquez-vous ?
C’est dû à plein de choses : son adaptation, un manque de réussite, un peu de maladresse et une crise de confiance. C’est un peu tout ça mélangé. Et ça donne un mauvais départ. Un coup c’est de la malchance, un autre de la maladresse, un autre un manque de réussite, c’est comme ça. C’est une période difficile pour lui et donc difficile pour nous. Il faut attendre que vienne ce déclic. C’est valable pour les équipes en général, mais ça l’est aussi pour un joueur.

- Etes-vous surpris des problèmes d’efficacité venant d’un joueur que vous aviez choisi ?
Ce n’est pas un jeune joueur. Nous l’avons pris car il avait fait une saison moyenne à Lille, donc cela correspondait à ce que l’on peut prendre aujourd’hui. Nous avons misé dessus par rapport au fait qu’il ait beaucoup de qualités athlétiques et qu’il aille vite. Quand on regarde sa saison, il pourrait aussi bien être meilleur buteur vu le nombre d’opportunités qu’il s’est créé.

- Vous donne-t-il satisfaction à l’entraînement ?
C’est un joueur qui évolue dans une crise de confiance, c’est évident. Un buteur a besoin de marquer des buts pour être complètement épanoui. Il est à la recherche de cette confiance et mon rôle est de l’aider au maximum avec les moyens qui sont les miens.

« S’il avait mis rien qu’une occasion sur trois, il serait seul meilleur buteur »

- Justement que lui dites-vous pour l’aider au quotidien ?
Il ne peut pas continuer à faire une carrière comme celle qu’il fait depuis cinq mois, c’est évident. Il a la particularité de se créer énormément de situations, ça c’est toujours positif. Donc on essaie de tirer le positif (sic). Maintenant, il n’a pas eu cette réussite qui entraîne un déclic. Parfois, en ne jouant qu’un quart d’heure, il arrive à se présenter deux fois devant le gardien, il est présent sur les centres… Il met beaucoup de bonne volonté, mais ça ne paye pas. Pour traverser ce genre de crise, il faut être patient.

- Commencez-vous aussi à trouver le temps long ?
Quand on est entraîneur, on sait que ce sont des choses qui arrivent. Si tout roulait toujours comme il faut, ça serait trop facile (rires). C’est comme ça, il y a deux façons de gérer : soit on enterre le joueur, soit on l’aide. Moi, je préfère la deuxième solution. J’essaie de l’aider. Pas que moi, mais l’ensemble du club. J’essaie de lui donner le maximum de temps de jeu, de l’encourager à l’entraînement et de le faire travailler au maximum devant le but.

- N’avez-vous un sentiment de gâchis par rapport à ce joueur qui faisait partie des meilleurs finisseurs il y a trois saisons ?
Il sent le but, il a des qualités, mais elles ne sont pas exploitées. S’il avait mis rien qu’une occasion sur trois, il serait seul meilleur buteur. C’est tout le paradoxe de la situation : nous sommes en situation d’échec face à un garçon qui a des qualités. Ce sont malheureusement des choses qui arrivent dans le football. Ce n’est pas la première fois qu’il faut un temps d’adaptation à un joueur. C’est arrivé à d’autres, parfois même plus longuement. Il faut être patient. Même si c’est vrai que pour lui, le club et moi, le temps peut paraître long.

« Malheureusement, il n’y a pas d’explication rationnelle »

- Aviez-vous déjà connu ça dans votre carrière d’entraîneur ?
Oui, ça m’est arrivé. Je l’avais vécu avec Drobjnak. Vous savez, parfois, vous ne mettez pas un but pendant six mois et après, comme par enchantement, vous marquez un but à chaque match. C’est ça le football. Malheureusement, il n’y a pas d’explication rationnelle. C’est la confiance, c’est comme ça. Des fois, il suffit de pas grand-chose pour que ça redémarre. Et l’inverse est vrai aussi : il suffit parfois de pas grand-chose pour que ça bloque.

- Si encore c’était un problème d’adaptation au jeu ou aux joueurs de Nice, mais ce n’est pas le cas…
Non, ce n’est pas le cas. Si je vous montre son CD individuel, c’est incroyable les situations qu’il a où ça passe à 20 centimètres, où le gardien fait un super arrêt, où ça tape le poteau… C’est incroyable. Il serait dans une mauvaise saison, il aurait marqué cinq buts, il serait dans une saison normale, il aurait marqué huit buts et dans une superbe saison, il en serait à douze. Mais jamais à zéro. Jamais. C’est comme ça, ça tombe sur lui, ça tombe sur nous. Il faut essayer de sortir de ces difficultés.

- Sentez-vous le joueur abattu par ces performances personnelles et avoir du mal à s’investir au niveau du groupe ?
C’est un garçon qui est réservé, qui est timide. Il est introverti, ça c’est sûr. Mais aujourd’hui, il est complètement intégré dans le groupe. Malheureusement, il n’est pas en situation de réussite.

Aurélien CANOT
Football365







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2e journee de Ligue 1
sam. 17/08/2019 à 20h


Nimes - Nice : 1-2

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mer. 28/08/2019 à 21h



Pts J V N D Diff
 1.    Lyon 6 2 2 0 0 +9
 2.    Nice 6 2 2 0 0 +2
 3.    Rennes 6 2 2 0 0 +2
 4.    Metz 4 2 1 1 0 +3
 5.    Reims 4 2 1 1 0 +2



  mar. 30/07 (20h45) Burnley - Nice : 6 - 1
  sam. 03/08 (15h) Wolfbourg - Nice : 8 - 1
   1re sam. 10/08 (20h) Nice - Amiens : 2 - 1
   2e  sam. 17/08 (20h) Nimes - Nice : 1 - 2
   3e  mer. 28/08 (21h) Nice - Marseille
   4e  sam. 31/08 (20h) Rennes - Nice
   5e  sam. 14/09 (20h) Montpellier - Nice



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