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Presse :

L’OM en toute sérénité
Sport24, le 13/05/2009 à 23h22

Face à de biens pâles Niçois, Marseille a maitrisé son sujet de bout en bout au Stade du Ray pour empocher un succès précieux dans la course au titre (0-2). Bordeaux, en voyage à Valenciennes, est sous pression…

Compte Rendu de la rencontre :
Gagner, si possible largement, pour avoir toujours son destin entres les pieds. Leader grâce à un tout petit but d’avance par rapport à Bordeaux, Marseille se devait de poursuivre son festival à l’extérieur du côté de Nice pour un derby sudiste électrique. Histoire de mettre la pression sur les Girondins, en piste après le coup de sifflet final, et de repousser la menace lyonnaise, revenue à quatre longueurs depuis mardi soir et un succès aisé aux dépens de Nantes (3-0). Restait à savoir si les Niçois allaient jouer à fond leur rôle d’arbitre…

Une seule équipe sur la pelouse
Et au vu des 45 premières minutes, cela n’était vraiment pas le cas. Privé de ballon d’entrée (71% de possession de balle en faveur de l’OM après un quart d’heure !), Nice se contentait d’attendre et subissait le pressing marseillais de plein fouet. Ce qui provoquait bien évidemment la colère de Frédéric Antonetti sur son banc et une domination outrageuse des Phocéens. Sans pourtant se montrer menaçant, Ben Arfa (10e), Cana (16e) et Niang (20e) voyant à chaque fois le cadre se dérober assez nettement. Mais l’OM combinait trop facilement face à des Aiglons étonnamment passifs. Et sur la première frappe cadrée du match, Niang débloquait le compteur d’une frappe croisée imparable (0-1, 26e). Une juste récompense de la maitrise marseillaise depuis le coup d’envoi. A défaut d’agir, Nice réagissait. Ben Saada, sur coup franc, obligeait Mandanda à se détendre de tout son long (28e) avant qu’Hellebuyck n’arme un missile qui passait juste au-dessus de la transversale (29e). L’OGCN sortait de sa torpeur, à l’image d’un bon enchainement de Ben Saada (37e). Mais l’ensemble se révélait trop timide et approximatif. Timorés et sans mordants, les Azuréens passaient même à deux doigts de la correctionnelle juste avant la pause, Kanté sauvant la maison niçoise devant sa ligne, au nez et à la barbe de Ben Arfa (39e).

Un contre d’école
Frédéric Antonetti avait dû sévèrement souffler dans les bronches de ses joueurs à la pause. Car au retour des vestiaires, les Aiglons se montraient davantage impliqués dans la récupération, plus réactif à la perte du ballon, plus entreprenants et surtout plus agressifs sur le porteur du ballon. Mais sans mettre à contribution Mandanda, Apam n’attrapant pas le cadre sur coup franc (58e). Et au moment où les Niçois commençaient enfin à se découvrir, Marseille se chargeaient de les punir. Sur une relance rapide de Mandanda, Ben Arfa remontait tout le terrain, fixait son défenseur avant de décaler Taiwo qui déposait le ballon sur la tête de Brandao, totalement seul au deuxième poteau, pour le but du break (0-2, 60e). Un modèle de contre-attaque. Abasourdi, KO debout, Nice ne répondait plus. La dernière demi-heure s’apparentait à une promenade de santé pour les Phocéens, seuls au monde. Ben Arfa allumait une mèche juste au-dessus de la barre (62e), Niang, sur un remake du 2e but, envoyait un obus vers les pigeons (70e) tandis que Ben Arfa, sur coup franc, obligeait Ospina à rester vigilant (78e). Marseille maitrisait son sujet jusqu’au bout, malgré la mitraillette Stéphane Bré, qui trouvait le moyen de sortir 7 cartons jaunes dans une rencontre plus que correcte. Après une dernière belle envolée de Mandanda sur un coup franc de Sablé (90e+1), l’homme en noir pouvait mettre fin au calvaire azuréen. L’OM s’accroche à son fauteuil de leader…

Le jeu et les joueurs :
Hors-sujet. Tel pourrait être résumé le match des Niçois ce mercredi soir. Alors qu’un derby réclame de l’abnégation, de la solidarité, du mordant et du panache, les Aiglons se sont faits tout petit et n’ont jamais inquiété l’OM. Avaient-ils envie d’être sur le terrain ? On peut sincèrement se le demander… Rémy, totalement esseulé devant, n’a rien eu à se mettre sous la dent. Hellebuyck et Traoré avaient visiblement peur de se brûler les pieds dans la moitié de terrain marseillaise pour n’y avoir été que très rarement tandis que Bamogo a été transparent. Cela ne veut pas dire que Ben Saada a été transcendant. Mais il a eu le mérite d’offrir un peu d’exercice à Mandanda. Qu’on se le dise, Nice est déjà en vacances !

Résultat, l’OM a déroulé. Impressionnant de facilité, les Marseillais ont dominé de la tête et des épaules leur hôte. Grâce notamment à un Cheyrou des grands soirs. L’ancien Lillois était partout. A la récupération, à la construction… Il n’y a qu’à la finition qu’on ne l’a pas vraiment vu. Mais Marseille n’avait pas vraiment besoin de lui à cet endroit du terrain. Niang et Brandao suffisaient. L’attaquant brésilien a réalisé un énorme travail de sape et de harcèlement sur les défenseurs. Justement récompensé par un but, plein d’opportunisme. Absent depuis des mois, Bonnart était frais comme un gardon et a multiplié les montées rageuses dans son couloir. Bien plus en tout cas que Taiwo, plus réticent mais tout de même passeur décisif. Quant à Ben Arfa, il est à créditer d’une bonne copie avec une grosse disponibilité. Mais il reste parfois brouillon.

Vincent Duchesne
Sport24







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16e journee de Ligue 1
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St-Etienne - Nice : 4-1

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sam. 07/12/2019 à 20h



Pts J V N D Diff
 12.    Brest 21 16 5 6 5 +2
 13.    Monaco 21 15 6 3 6 -2
 14.    Nice 20 16 6 2 8 -5
 15.    Strasbourg 18 16 5 3 8 -5
 16.    Dijon 16 16 4 4 8 -7



   13e  ven. 08/11 (20h45) Nice - Bordeaux : 1 - 1
   14e  sam. 23/11 (17h30) Lyon - Nice : 2 - 1
   15e  sam. 30/11 (20h) Nice - Angers : 3 - 1
   16e  mer. 04/12 (19h) St-Etienne - Nice : 4 - 1
   17e  sam. 07/12 (20h) Nice - Metz
   18e  sam. 14/12 (20h) Brest - Nice
   19e  sam. 21/12 (20h) Nice - Toulouse