100 connectés
Accueil > Multimedia > Presse > Pancho Gonzalez, incarnation de l’âge d’or du football niçois, est mort


Presse :

Pancho Gonzalez, incarnation de l’âge d’or du football niçois, est mort
Le Monde, le 07/03/2016 à 18h25

Pour les amateurs niçois de football, il était l’homme qui incarnait plus que tout autre l’Olympique gymnaste club de Nice (OGCN) : l’annonce de la mort de César Hector, dit « Pancho », Gonzalez, âgé de 89 ans, a été faite dans les minutes qui ont suivi la victoire de Nice sur Troyes (2-1) en Ligue 1, samedi 5 mars.

Cet élégant défenseur franco-argentin, à ne pas confondre avec le champion de tennis américain qui fut à la fois son homonyme et contemporain, incarnait l’âge d’or du « Gym », ces années cinquante qui virent le club niçois conquérir ses quatre seuls titres de champion de France de ce qui était alors la première division ainsi que deux de ses trois Coupes de France.

En dehors du premier titre, celui de la saison 1950-1951, préalable à son arrivée en France, « Pancho » Gonzalez fut de toutes ces victoires, ainsi que du mythique succès sur le Real Madrid du Hongrois Ferenc Puskas (3-2) en quarts de finale aller de la Coupe des clubs champions, en 1960 dans l’antre du stade du Ray, qui referma cette glorieuse décennie.

« C’est le joueur le plus titré de l’histoire du club », résume le journaliste niçois Bernard Morlino. Ce footballeur rugueux mais pas méchant, arborant une fine moustache très latino, disputa 359 rencontres sous le maillot rouge et noir et porta le brassard de capitaine de 1955 à son départ du club, en 1961.

Un geste survenu lors de la finale de la Coupe de France 1954, disputée au stade Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine), le fit entrer directement dans la légende du football niçois. L’OGCN mène alors 2-1 face à l’Olympique de Marseille, mais les Phocéens assiègent le but niçois. A deux minutes de la fin du temps réglementaire, un tir du Marseillais Roger Scotti lobe le gardien niçois et prend le chemin du but quand, d’un retourné acrobatique, Pancho Gonzalez vient dégager le ballon et préserver la victoire de son équipe.

« Quand on lui demandait si, ce jour-là, le ballon était rentré dans la cage avant qu’il le dégage, il vous répondait que non, mais avec un grand sourire… », relate Bernard Morlino.

Pancho Gonzalez, né le 7 décembre 1926 à Buenos Aires, porta les couleurs du club argentin de Boca Juniors puis embarqua pour la France en 1951, un contrat avec l’OGCN en poche comme seul viatique. Accueilli à sa descente du bateau à Villefranche-sur-Mer par l’attaquant brésilien de Nice Yeso Amalfi, l’Argentin ne tarda pas à se sentir chez lui sur les rivages de la Méditerranée, y fondant sa famille et apprenant à s’exprimer en niçois.

A la fin de sa carrière, il se permit une infidélité au Gym et fut pendant deux saisons le capitaine du Football club de Nantes, qui évoluait alors en deuxième division. Il revint en 1964 comme entraîneur d’une équipe de Nice tombée à son tour en D2 et réussit aussitôt à la faire remonter.

La suite fut moins brillante, le club de la Côte d’Azur étant frappé d’instabilité chronique, et Pancho Gonzalez écarté au cours d’une saison 1968-1969 qui vit le Gym retomber en deuxième division. Le Franco-Argentin poursuivit, dans les années 1970 et 1980, une carrière discrète d’entraîneur dans des clubs de D2, qu’il conclut sur une troisième place obtenue à la Coupe d’Afrique des nations en 1986 à la tête de la sélection ivoirienne.

L’ancien capitaine revint bientôt dans l’entourage de l’OGCN, où il joua jusqu’au milieu des années 2000 à la fois un rôle d’accompagnateur, d’intendant, de formateur, d’interprète pour les joueurs étrangers et de mascotte toujours disponible pour les supporters. « Sa vie, c’était l’OGCN, témoigne Maurice Cohen, ancien président du club. Il était d’un dévouement incroyable et était devenu l’emblème du club. »

Pancho Gonzalez reçut une dernière ovation du stade du Ray lors de l’ultime match professionnel disputé dans la vieille enceinte, en 2013. A cette occasion, il fut désigné par les supporters capitaine de « l’équipe niçoise du siècle ».

Costume impeccable et écharpe aux couleurs de son club, chevelure et moustache blanches, Pancho Gonzalez incarnait ce jour-là avec classe les derniers éclats d’une époque où les recrues sud-américaines débarquaient en bateau sans trop savoir à quoi s’attendre et pour un salaire qui ferait s’esclaffer n’importe quel joueur de Ligue 1 d’aujourd’hui.

Par Gilles van Kote
Le Monde







- Retour -







27e journee de Ligue 1
ven. 26/02/2021 à 21h


Rennes - Nice : 1-2

Résumé » Vidéo »



  28e journee de Ligue 1
mer. 03/03/2021 à 19h



Pts J V N D Diff
 10.    Angers 36 27 10 6 11 -10
 11.    Bordeaux 33 27 9 6 12 -5
 12.    Nice 32 27 9 5 13 -6
 13.    Reims 31 27 7 10 10 -2
 14.    Brest 31 27 9 4 14 -10



   25e  sam. 13/02 (17h) PSG - Nice : 2 - 1
   11e  mer. 17/02 (21h) Marseille - Nice : 3 - 2
   26e  dim. 21/02 (15h) Nice - Metz : 1 - 2
   27e  ven. 26/02 (21h) Rennes - Nice : 1 - 2
   28e  mer. 03/03 (19h) Nice - Nimes
  lun. 08/03 (21h) Nice - Monaco
   29e  dim. 14/03 (15h) Lorient - Nice



Coupe de France :  Nice - Monaco en 16e de C...
Presse :  Metz enfonce Nice
Ligue 1 :  Nice - Metz : 1 - 2
Actualité :  Nice - Metz : les échos