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Interviews :

Eric Roy : « Un beau projet d’avenir »
Football365, le 17/07/2011 à 17h53

Éric Roy est en pleine préparation de la prochaine saison. Entre le travail physique, la gestion du Mercato et la mise en route du projet du nouveau président, l’entraîneur de Nice ne chôme pas.

Rendez-vous était pris vendredi matin après la séance d’entraînement de ses joueurs, qui devaient partir ensuite pour Brignoles afin d’affronter Istres en amical (2-2). Mais après réflexion, le coach a annulé la séance matinale et reporté le rendez-vous médiatique pour l’après-midi. Juste avant de partir par la route dans le Var, la connexion a pu se faire à l’heure prévue. Peu mis en avant, le coach de Nice a pu faire le point sur la saison qui commence. Après avoir tiré le bilan de la saison dernière et pris de courtes vacances, il a accueilli cet été un nouveau président avec qui il semble viser le même objectif : faire de Nice un club important avec des structures modernes. Mais il sait que ce projet sur deux ans nécessite des résultats immédiats malgré des moyens limités. Alors Roy, au lieu de se plaindre, s’active avec son staff pour améliorer son équipe et tirer ensuite le meilleur du groupe constitué.

- Éric Roy, deux jours après le maintien obtenu à la dernière journée à Valenciennes, vous travailliez déjà sur la saison suivante. Un entraîneur a-t-il le temps de souffler ?
L’entraîneur n’a pas le loisir de se reposer. Même quand il est en vacances, il est toujours sur la brèche. Mais c’est normal, c’est comme ça. J’ai pu prendre une semaine en Corse avec mes amis et cinq jours avec mes enfants. C’est le métier qui veut ça et on ne s’en plaint pas.

- L’idée pour souffler un peu l’année prochaine, ça serait d’assurer le maintien bien avant la dernière journée…
C’est sûr mais quand une saison commence, on est plein d’ambitions. On cherchera à faire mieux pour passer une saison plus tranquille mais aussi pourquoi pas plus ambitieuse. Mais on pourra parler des objectifs quand l’effectif sera stabilisé, ce qui est loin d’être le cas. A partir de là, c’est difficile de se projeter sur un objectif raisonnable.

- Vous venez de voir arriver un nouveau président. M.Rivière a fixé comme objectif d’être autour de la dixième place. S’y prend-il trop tôt ?
C’est un petit peu tôt pour définir complètement l’objectif. Mais on voit que l’année dernière, avec un match de plus gagné, on aurait été dans ces eaux-là. C’est de plus en plus serré et les points sont de plus en plus durs à prendre. Le championnat est de plus en plus homogène. Il y a deux ou trois équipes, avec en plus Paris et l’arrivée des Qataris, qui joueront le titre. Et après, ça sera très homogène comme ça a été le cas cette année. La grande surprise du dernier championnat, c’est qu’avec 46 points, on a dû se battre jusqu’au dernier match. Ce qui a rarement été le cas des saisons précédentes. L’objectif est de dépasser la barre des 50 points, ce qui est réalisable.

« Ça aurait pu être une très bonne saison »

- Qu’a-t-il manqué la saison dernière pour franchir cette barre des 50 points ?
Dans l’ensemble, on a eu une attaque qui a peiné à marquer. Sans stigmatiser les joueurs de devant car c’est aussi un problème collectif… On a eu longtemps une très bonne défense mais on a bloqué sur la fin. Il y a un problème collectif qu’il faudra améliorer. Le collectif s’améliore aussi par des individualités. Les enjeux du Mercato sont là : avoir un effectif plus homogène, avec plus de concurrence saine, avec peut-être moins de monde dans l’effectif pour garder tout le monde sous pression et concerné. Mais comme je l’ai dit, ça a été une saison moyenne mais ça aurait pu être une très bonne saison avec deux matchs gagnés supplémentaires : un en championnat et un en demi-finale de la Coupe de France face à Lille, ce qui nous aurait offert une finale au Stade de France.

- Vous avez dû gérer un groupe avec de nombreux joueurs en fin de contrat, ce qui n’était pas évident…
On apprend toujours. On apprend encore plus quand on est jeune dans le métier. Le gros écueil l’année dernière, ça a été d’avoir à amener tous ces joueurs en fin de contrat à atteindre l’objectif vital qui était le maintien. On y est arrivé avec un total de points intéressant malgré tout, un total supérieur à l’année précédente. Donc voilà, c’était périlleux mais on l’a fait. C’était l’histoire d’une saison. Là, on est devant une page blanche pour écrire une nouvelle histoire en s’améliorant tous ensemble.

- Retenir la leçon du passé, c’est aussi éviter de plomber le début de saison en perdant un joueur important à la fin du Mercato. L’année dernière, c’était Rémy et cette année, on pense à Anthony Mounier…
C’est sûr. Et ça ne se reproduira pas cette saison. L’arrivée d’un nouveau président va dans ce sens. Il s’est inscrit dans cette logique. Pour lui, le projet sportif est déjà de garder les meilleurs joueurs et ça, c’est énorme pour nous. Le club n’est pas habitué à ça. Aujourd’hui, il n’y a aucune nécessité à laisser partir un de ces joueurs. Et encore moins à une semaine de la fin du Mercato. Mais on a aussi envie de bonifier cette effectif et on a encore du travail.

« On réalise pour l’instant un sans-faute »

- Pour bonifier le groupe, en attendant que la DNCG vous autorise à augmenter la masse salariale, vous avez dû faire malin. Est-ce que le recrutement actuel vous satisfait avec Digard, Monzon, Gomis et Meriem…
Pour l’instant, je suis très satisfait car au poste où on les a pris, c’était nos choix numéro un à chaque fois. On réalise pour l’instant un sans-faute. Je ne sais pas si ça sera le cas sur les prochaines cibles. C’est compliqué pour un club comme nous. Mais on est aussi réaliste : on ne vise pas en numéro un Messi et en deux Ronaldo. On fait aussi par rapport aux moyens et au club. On a de la cohérence. Par rapport aux joueurs qu’on suit toute la saison, on a encore des vœux. Va-t-on les réaliser ? C’es un peu tôt pour pouvoir le dire.

- Dans quels secteurs de jeu cherchez-vous ?
Il n’y a pas de secret. On a envie de trouver le pendant d’Anthony Mounier sur la droite. Un joueur capable d’être décisif et d’amener quelque chose dans le secteur offensif. On a aussi besoin d’épauler Eric Mouloungui dans l’axe devant. Car on sait qu’une saison est longue, que j’aurai encore pas mal de joueurs concernés par la CAN et les matchs internationaux cette saison. On a besoin d’avoir un effectif qui puisse tenir la route toute la saison. Ce sont les pistes prioritaires avec un autre milieu de terrain. Idéalement, on souhaite trois joueurs. Obligatoirement, il en faut deux.

- Vous avez pris le jeune gardien strasbourgeois Kehi à l’essai. Est-ce parce que vous vous êtes fait à l’idée qu’Ospina s’en irait bien cet été ?
Non, aujourd’hui, Kehi est un très jeune joueur qui a du talent et qu’on va évaluer. Mais pour nous, a priori, Ospina est bien parti pour rester. David s’est fait à cette idée-là. Il est très motivé par le nouveau challenge.

« Une ambition excitante »

- Est-ce important de pouvoir proposer un challenge ambitieux ?
C’est le chemin qu’on veut prendre. C’est le projet d’un club, avec le nouveau stade qui va arriver. Le nouvel élan apporté par le président, l’arrivée du Grand Stade, d’un nouveau centre d’entraînement intégrant le centre de formation… On va avoir réellement les structures dignes d’un club comme le notre, un club centenaire qui a gagné beaucoup de titres dans son histoire. Le club de la cinquième ville de France. C’est un passage obligé si on veut progresser : la nouvelle direction en a réellement conscience. C’est un beau projet d’avenir. Il faut accompagner ce projet par une progression sportive.

- Le discours du nouveau président doit vous donner envie de vous inscrire dans la durée, même si un entraîneur par nature sait que sa vision est à court terme…
Parler au-delà de quatre mois en foot, ça paraît un gouffre. Mais cela n’empêche pas de travailler sur le long terme. C’est notre rôle de gagner des matchs. Là, pas encore car on est en préparation. Mais dès le 6 août, forcément. Aussi, quand on est un entraîneur avec une vision globale et qu’on souhaite un beau futur, il faut avoir pour son club une vision à moyen terme. La vision à moyen terme, c’est cette ambition qui est très encourageante, très motivante, très excitante. J’espère qu’il y a des joueurs également qui s’incluent dans le projet pour qu’on ait une équipe d’ici deux ans qui nous permette de rentrer dans de bonnes conditions dans ce nouveau stade.

- D’ici là, sur le court terme, il y aura la reprise du championnat et Nice aura la particularité de recevoir trois fois lors des quatre premières journées. Est-ce quelque chose que vous redoutez ?
En début de saison, on fait des vœux. On nous demande effectivement si on veut se déplacer ou recevoir. Chaque année, je demande à me déplacer lors du premier match et chaque année, je reçois. Donc je me dis que ça ne sert à rien de faire des vœux. Et on nous fait jouer deux matchs de suite à domicile. Je prends le calendrier tel qu’il est. Je me dis qu’à Nice en août, il y a beaucoup de monde en ville : il y aura peut-être plus d’affluence lors des matchs au stade du Ray. Je suis assez fataliste. Il faut de toute façon jouer à un moment donné deux fois de suite à domicile et deux fois à l’extérieur. Pour nous, ça sera en début de championnat. Essayons de bien démarrer. Ça pourra être intéressant de faire une bonne entame et prendre confiance pour le reste de la saison.

Olivier DE LOS BUEIS
Football365







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Rennes - Nice : 1-2

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mer. 03/03/2021 à 19h



Pts J V N D Diff
 10.    Angers 36 27 10 6 11 -10
 11.    Bordeaux 33 27 9 6 12 -5
 12.    Nice 32 27 9 5 13 -6
 13.    Reims 31 27 7 10 10 -2
 14.    Brest 31 27 9 4 14 -10



   25e  sam. 13/02 (17h) PSG - Nice : 2 - 1
   11e  mer. 17/02 (21h) Marseille - Nice : 3 - 2
   26e  dim. 21/02 (15h) Nice - Metz : 1 - 2
   27e  ven. 26/02 (21h) Rennes - Nice : 1 - 2
   28e  mer. 03/03 (19h) Nice - Nimes
  lun. 08/03 (21h) Nice - Monaco
   29e  dim. 14/03 (15h) Lorient - Nice



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